jeudi 14 mai 2009

Perdue au pays des tulipes!


J'ai eu la chance de pouvoir accompagner mon conjoint à Gatineau. Il devait s'y rendre pour le travail et comme j'avais quelques jours de congés en banque, j'ai sauté sur l'occasion. Il faut dire que le mois de mai c'est aussi le mois du festival des tulipes à Ottawa. Pas n'importe lequel, mais le plus grand au monde! (J'ai appris tout ça sur le site internet)
J'ai choisi mon cyclotourisme, plus adapté pour ce genre de balade. Sacoches, appareil photos, GPS, il ne me manquait plus qu'une carte pour les pistes cyclables. J'ai donc décidé de prendre un bon petit déjeuner à Ottawa, car le kiosque touriste se trouve juste en face du parlement, même pour moi qui réussis à me perdre sur une pièce de dix sous, j'étais certaine de le trouver. Il ne faut pas oublier que je suis allée maintes fois dans la capitale, mais j'ai vraiment le sens de l'orientation d'un bébé naissant! Alors, partons à la recherche d'un resto sympa! Je quitte l'auberge et je me rends sans encombre jusqu'au marché By (le premier mail piétonnier et le plus ancien du pays), mais la mode du petit déjeuner semble moins répandue chez nos voisins ontariens que chez nous. Je finis par trouver quelque chose: cher et assez moyen! Ce n'est pas grave, il fait tellement beau et je suis en vacances...
Ensuite, direction le Parlement, il est difficile à manquer, même pour moi! Le kiosque l'information touristique se trouve juste devant lui. J'y trouve une carte d'Ottawa et une autre du réseau cyclable, comme je ne la trouvais pas très détaillée, j'ai voulu acheter la carte annoncée sur le site internet d'Ottawa vendu pour 2 $, elle se vend à l'hôtel de ville. Devinez quoi... je n'ai pas réussi à trouver l'HÔTEL DE VILLE! Bon, ce n'est pas grave, car comme j'ai décidé de me rendre au lac Dows et que la piste pour s'y rendre longe le canal Rideau, je suis certaine de trouver facilement... Heureusement que mon copain m'a téléphoné sur mon cellulaire, je chercherais encore l'entrée!
Mais une fois sur la piste, c'est le bonheur! Tout au long du trajet, il y a des plates-bandes de tulipes de toutes les couleurs. Je vous mets les photos en vrac.


Je décide alors de me rendre sur les bords de la rivière Ottawa, sur la carte ça semble assez simple...Ouais tellement simple... J'ai roulé, roulé et roulé. Heureusement qu'un jeune homme à vélo a eu pitié de moi et m'a offert son aide. Il a paru assez surpris de me voir aussi perdue avec deux cartes et un GPS en mains, mais même ses indications étaient erronées, j'ai fini par trouver le sentier derrière un arbre énorme qu'une tempête avait jeté par terre! Mais j'ai vraiment ADORÉ ma journée de vélo! J'ai aussi découvert une rue magnifique : Promenade Island Park dr. À ne pas manquer avec ces belles maisons victoriennes. Des fois, se perdre...ça permet de faire de belles découvertes!

lundi 4 mai 2009

Nous on est dans le vent,ent,ent...Nous on est dans le vent!

Nous sommes partis un peu tard, il y a un peu de vent...euh, beaucoup de vent
(une façon sûre de savoir que le vent est vraiment fort? L'absence de coyotes*! Ces messieurs, dames détestent voir leur moyenne chuter...) les nuages sont quelque peu menaçants, mais comme la météo n'annonce pas de pluie et que j'ai vraiment le goût de faire ma première sortie de plus 70 km nous enfourchons nos vélos et c'est le grand départ! Notre itinéraire nous fait partir de l'église d'Oka, nous passerons par les villes et villages de Saint-André, Pointe-Fortune, Carillon, Rigaud et Hudson, une belle balade quoi!

Selon le guide les seules montées se font en début de circuit. Oui ça monte un peu mais rien de bien méchant, puis nous voilà sur de belles routes de campagne et qui dit campagne au Québec, dit souvent érablière. Cest en traversant celle-ci que j'ai pris ces photos pour mes amis français. La tradition de la cueillette de l'eau d'érable a bien changé. Les chaudières de fer blanc et le traineau tiré par un cheval ont fait place aux tubulures de plastiques, c'est plus rapide, la production est aussi augmentée. Mais le plus important, l'entaille est plus petite ce qui favorise la cicatrisation de l'arbre. Mais il est vrai que l'on y perd tout du charme d'autrefois.

Tout au long du parcours, nous avons fait d'agréables rencontres, un jeune poulain sage, un troupeau de bisons qui paissaient tranquillement dans un champ,

des ruches d'abeilles, multicolores,

(heureusement leurs occupants n'étaient pas trop actifs) et aussi, les premières fleurs des bois. Ces fleurs, je les ramassais, lorsque j'étais enfant, pour les offrir à ma mère ou à mon professeur, le seul hic fut lorsque je me suis aperçue que ces fleurs dégagent une odeur de poisson pourri. Mais soyons francs, elles sont quand même jolies.

Cette balade est aussi particulière, car son tracé nous fait prendre deux traversiers. Le premier se prend à mi-parcours, à Carillon, juste en amont du barrage. Ça vaut la peine de se rendre sur le début de sa structure, c'est assez impressionnant. La deuxième traversée se fait à la toute fin du trajet. C'est le retour à Oka avec sa merveilleuse église en toile de fond.


Nous avons eu un petit incident du côté d'Hutson. Je n'ai pas vu mon copain « déclipper » ses souliers alors lorsqu'il a mis pied à terre, je n'ai pas réussi à arrêter et j'ai fait une petite chute. Pas de bobo, mais ma manette s'est accrochée aux rayons de la roue arrière de mon compagnon, le levier est maintenant tordu...J'arrive encore à changer les vitesses, mais une réparation s'impose, au pire je devrai changer la manette...

Mis à part cet incident, le seul point négatif de ce parcours, est vraiment l'état épouvantable de la chaussée. Superbe avant de prendre le traversier à Carillon, après, elle devient, par moment, quasi insupportable. À certains endroits la route était tout simplement éclatée. C'est à croire que nous roulions sur des routes d'un pays du Tiers monde!

Malgré les petits désagréments, la balade a été vraiment bien. J'ai même réussi à trouver un avantage au vent, il a permis à mon amoureux de démontrer son côté gentleman en me coupant le vent. Mesdames, dans ces cas-là, faite taire cette petite voix qui vous fait sentir coupable. N'oubliez jamais que vous rendez un grand service à votre compagnon, vous lui permettez de travailler son cardio! Tiens, j'entends mon amoureux me dire que mon cardio aurait bien besoin d'être travaillé lui aussi.

-Mais mon chéri si tu savais tous les sacrifices que je suis prête à faire pour ton bien être!

* coyote: cycliste particulièrement obsédé par sa performance, souvent appelé « mangeux d'asphalte ». Peut être intimidant lorsqu'il se déplace en meute. On le reconnaît facilement, car il est peu enclin à saluer ses congénères, surtout lorsqu'il les considère inférieurs à lui.

samedi 2 mai 2009

Prendre le temps...

Ce matin, au réveil, un vieux souvenir c'est échappé des brumes du sommeil. Une des belles balades à vélo avec mes enfants a jailli dans ma mémoire.

Nous roulions tous les quatre sur le chemin. Nous revenions de Saint-Jean-de-Matha. J'avais mon plus jeune en vélo remorque (magnifique invention!). Puis, sur le bord de la route, j'aperçois un gros porc-épique. J'arrête mon vélo, j'appelle les enfants, nous déposons tout doucement nos vélos par terre et sans dire un mot, nous nous en approchons. Une adulte et trois enfants qui s'approchent ça à de quoi faire peur à n'importe quelles petites bêtes.
Voilà notre porc-épique qui, pour se protéger de la probable attaque, se met en boule tous pics dehors. J'ai alors proposé aux enfants de nous assoir un peu en retrait et d'attendre. Après plusieurs minutes, notre ami risque un œil, puis un autre, il voit bien que nous ne bougeons pas. Il décide que nous ne sommes pas trop menaçant et recommence à vaquer à ses occupations. Le voilà qu'il cherche avec ses toutes petites pattes les meilleures pousses de jeunes plantes en bordure de route. Les enfants avaient dans leurs regards cette petite étincelle d'émerveillement à le regarder se promener tout autour en nous jetant un regard de temps en temps. Quel spectacle nous avons eu !

Encore aujourd'hui, je me sens privilégiée d'avoir pu assisté à ce spectacle de Dame Nature. Rouler avec des enfants nous oblige à ralentir le rythme, alors pourquoi ne pas en profiter pour regarder les petits trésors qui nous entourent.
Je ne vous fais pas une ode à la paresse mais plutôt une invitation à la contemplation.
La vie nous propose, plus souvent que l'on pense, ces petits instants magiques comme cette autre fois où je me suis arrêtée en plein milieu d'une route de campagne pour aider une petite tortue à se rendre l'autre coté de la route. Ces moments sont à notre portée. Alors, prenons juste le temps nécessaire pour être en mesure de les voir.