lundi 4 mai 2009

Nous on est dans le vent,ent,ent...Nous on est dans le vent!

Nous sommes partis un peu tard, il y a un peu de vent...euh, beaucoup de vent
(une façon sûre de savoir que le vent est vraiment fort? L'absence de coyotes*! Ces messieurs, dames détestent voir leur moyenne chuter...) les nuages sont quelque peu menaçants, mais comme la météo n'annonce pas de pluie et que j'ai vraiment le goût de faire ma première sortie de plus 70 km nous enfourchons nos vélos et c'est le grand départ! Notre itinéraire nous fait partir de l'église d'Oka, nous passerons par les villes et villages de Saint-André, Pointe-Fortune, Carillon, Rigaud et Hudson, une belle balade quoi!

Selon le guide les seules montées se font en début de circuit. Oui ça monte un peu mais rien de bien méchant, puis nous voilà sur de belles routes de campagne et qui dit campagne au Québec, dit souvent érablière. Cest en traversant celle-ci que j'ai pris ces photos pour mes amis français. La tradition de la cueillette de l'eau d'érable a bien changé. Les chaudières de fer blanc et le traineau tiré par un cheval ont fait place aux tubulures de plastiques, c'est plus rapide, la production est aussi augmentée. Mais le plus important, l'entaille est plus petite ce qui favorise la cicatrisation de l'arbre. Mais il est vrai que l'on y perd tout du charme d'autrefois.

Tout au long du parcours, nous avons fait d'agréables rencontres, un jeune poulain sage, un troupeau de bisons qui paissaient tranquillement dans un champ,

des ruches d'abeilles, multicolores,

(heureusement leurs occupants n'étaient pas trop actifs) et aussi, les premières fleurs des bois. Ces fleurs, je les ramassais, lorsque j'étais enfant, pour les offrir à ma mère ou à mon professeur, le seul hic fut lorsque je me suis aperçue que ces fleurs dégagent une odeur de poisson pourri. Mais soyons francs, elles sont quand même jolies.

Cette balade est aussi particulière, car son tracé nous fait prendre deux traversiers. Le premier se prend à mi-parcours, à Carillon, juste en amont du barrage. Ça vaut la peine de se rendre sur le début de sa structure, c'est assez impressionnant. La deuxième traversée se fait à la toute fin du trajet. C'est le retour à Oka avec sa merveilleuse église en toile de fond.


Nous avons eu un petit incident du côté d'Hutson. Je n'ai pas vu mon copain « déclipper » ses souliers alors lorsqu'il a mis pied à terre, je n'ai pas réussi à arrêter et j'ai fait une petite chute. Pas de bobo, mais ma manette s'est accrochée aux rayons de la roue arrière de mon compagnon, le levier est maintenant tordu...J'arrive encore à changer les vitesses, mais une réparation s'impose, au pire je devrai changer la manette...

Mis à part cet incident, le seul point négatif de ce parcours, est vraiment l'état épouvantable de la chaussée. Superbe avant de prendre le traversier à Carillon, après, elle devient, par moment, quasi insupportable. À certains endroits la route était tout simplement éclatée. C'est à croire que nous roulions sur des routes d'un pays du Tiers monde!

Malgré les petits désagréments, la balade a été vraiment bien. J'ai même réussi à trouver un avantage au vent, il a permis à mon amoureux de démontrer son côté gentleman en me coupant le vent. Mesdames, dans ces cas-là, faite taire cette petite voix qui vous fait sentir coupable. N'oubliez jamais que vous rendez un grand service à votre compagnon, vous lui permettez de travailler son cardio! Tiens, j'entends mon amoureux me dire que mon cardio aurait bien besoin d'être travaillé lui aussi.

-Mais mon chéri si tu savais tous les sacrifices que je suis prête à faire pour ton bien être!

* coyote: cycliste particulièrement obsédé par sa performance, souvent appelé « mangeux d'asphalte ». Peut être intimidant lorsqu'il se déplace en meute. On le reconnaît facilement, car il est peu enclin à saluer ses congénères, surtout lorsqu'il les considère inférieurs à lui.

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